Habitat et santé mentale

Marseille

Du Mardi 12 au Mercredi 13 déc

Journées nationales d'étude « Elus, Santé Publique & Territoires »

Présentation


La problématique « Habitat et santé mentale », maintes fois ainsi formulée, continue d’alimenter les préoccupations des acteurs en présence. Malades, soignants, élus, organismes de logement et tutelles du soin et de l’action sociale tentent de trouver ensemble les modalités d’un meilleur travail commun.

 

La prégnance de cette question aujourd’hui tient à une sorte d’« alignement des planètes » de questionnements, liés entre eux ou distincts, qui affectent ces différentes sphères :

 

  • Le secteur psychiatrique, tel qu’il avait été conçu au départ, se proposait de sortir les patients hospitalisés dans la ville, et de favoriser le soin ambulatoire, donc de soigner des personnes logées. Mais cela supposait que la question du logement soit traitée, or c’est une question sur laquelle le secteur du soin n’a que très peu de poids. La programmation du logement, son adaptation (géographique, financière…) est opérée par les villes, les organismes HLM, et l’Etat. De façon connexe, le « médico-social », tel que conçu aujourd’hui, c’est à dire articulant autour de la personne malade, les notions de soin et de lieu de vie, apporte de nouvelles solutions sans toutefois convenir à toutes les situations impliquant de la « souffrance psychique », dont chacun peine à définir les contours et la nature de l’accompagnement qu’elle suppose.
  • Dans le même temps, ces grandes modifications sociales et institutionnelles ont affecté les organismes de logement. Même s’ils ne l’ont pas formulé comme étant explicitement liées à ce « premier virage ambulatoire » que fut la création du secteur, les bailleurs ont observé peu à peu la modification des caractéristiques des locataires de leur parc. De plus, pour les organismes de logement, la conception même de leur rôle social et de leurs missions, a considérablement varié depuis l’« invention » du logement social. Opérateur d’hygiène mentale historique, il s’est peu à peu déplacé vers des fonctions de bâtisseur immobilier. Il s’interroge à nouveau aujourd’hui et ces deux centres de gravité.
  • Un troisième aspect qui traverse cette double évolution est liée à l’irruption de nouvelles conceptions du soin et de l’accompagnement. Elle met à jour une série de tensions liées à l’importance contemporaine donnée à la notion de choix de l’individu et à la notion de projet personnel, tant du côté du projet de soin et d’accompagnement que du parcours résidentiel.

 

Au coeur de cette réalité complexe et multifactorielle, les élus locaux sont directement concernés par l’appréhension locale de ces questionnements et par la démarche de coordination des acteurs territoriaux. Eclairés par des éléments de connaissance issus de la recherche et des expériences locales et nationales, les élus doivent se positionner, décider et agir avec les autres partenaires locaux pour répondre au mieux aux besoins et attentes de leurs concitoyens, malades et non-malades.

 

Les Journées nationales d’étude de l’association « Elus, santé publique & territoires », organisées cette année sur deux jours, les 12 et 13 décembre 2017, à Marseille, se proposent ainsi d’interroger ces différents champs qui entrent en résonnance, de nourrir la réflexion commune aux différents acteurs locaux impliqués et d’aller vers la formulation de recommandations pour que la problématique « Santé mentale et habitat » soit appréhendée collectivement de manière plus pertinente et cohérente.

 

Lieu


Marseille

 

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