La notion de contenance dans les soins en psychiatrie

Paris

le Vendredi 27 jan 2017

Premières rencontres de perfectionnement des psychiatres de service public

2ème journée

Présentation


Pour encourager la réflexion clinique et thérapeutique collective des psychiatres dans un registre des soins qui est peu codifié, et où les acteurs des soins, les patients et leurs familles manquent de repères, deux journées de travail sont organisées.

 

Les situations cliniques où cette notion peut être utile, leurs contextes (soins ambulatoires, institutions médico-sociales, institutions pénitentiaires, hôpitaux généraux et spécialisés) et les patients concernés (adolescents, malades, handicapés psychiques, personnes âgées) sont décrits.

 

Dans ces situations, parfois extrêmes, où la sécurité des patients et des soignants peut être en jeu, le dégagement d’issues optimales repose sur l’expérience des soignants, le fonctionnement d’équipe, l’ambiance générale et les aménagements matériels. Il est utile d’organiser un retour d’expériences pour apprendre ce que nous enseignent les pratiques médicales et psychiatriques. On sait que celles-ci ont relayé des pratiques archaïques (chaînes, camisoles) tout en les renouvelant le plus souvent de façon considérable. Les intervenants indiqueront quelles sont les notions psycho-pathologiques et les hypothèses neuro-scientifiques mobilisables pour rendre compte d’observations cliniques souvent complexes et parfois paradoxales et les résultats des recherches cliniques et thérapeutiques de toutes orientations sur la contention physique et l’isolement en chambre. Ces pratiques, inégalement développées, donnent lieu dans le milieu professionnel autant à des condamnations en bloc qu’à une approbation voire à une utilisation “en routine”. Il semble que depuis une quinzaine d’années, elles aient tendance à se développer, et ce malgré les progrès sensibles des thérapeutiques. Par ailleurs de tous temps, les patients et leurs familles, le grand public, les professionnels du droit s’alarment de ces pratiques dont ils ne distinguent pas l’éventuel intérêt et qui alors peuvent leur sembler dégradantes.

 

Dans ce domaine, le besoin d’expliciter, d’expliquer et de débattre est général. Les psychiatres de secteur psychiatrique et de service public ainsi que les psychiatres salariés et libéraux intervenant dans les grands cadres d’activité (sanitaire, médico-social, pénitentiaire, personnes âgées, …) sont invités à débattre en présence de magistrats, de représentants du CGLPL, d’élus s’étant manifesté pendant les débats à l’Assemblée nationale, et de l’Ordre des médecins et avec la participation de représentants des usagers et malades ou ex-malades et de leurs familles, ainsi que de l’HAS, l’ANESM, l’ANAP, et du CCOMS.

 

Les stratégies d’évolution favorable sont détaillées, leurs conditions sont précisées.

 

Lieu


Ministère des Affaires Sociales et de la Santé

Salle Laroque

14 avenue Duquesne

75007 Paris

 

Pour plus de renseignements


Programme et inscription